Socièté : La reprise des cours ce lundi conditionnée par les enseignants

Publié le par nsango04.over-blog.com

 

Par St. Augustin Kinienzi / Le Potentiel.

 

 

 

 

 

Les élèves risquent de ne pas reprendre le chemin de l’école le lundi 10 janvier. Et pour cause. Les enseignants affiliés au Syeco conditionnent la reprise des cours à la paie des salaires du mois de décembre au profit des enseignants de l’EPSP, Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel, du secteur public. Et ce, sur toute l’étendue du territoire national.

 

Le lundi 10 janvier, les salles de classes risquent d’être désertes. Les enseignants affiliés au Syndicat des enseignants du Congo,Syeco, ont décidé de la non reprise des enseignements dans les secteur de l’EPSP sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à la paie effective des salaires du mois de décembre 2010.

 

En cas de non satisfaction de cette revendication, le gouvernement sera tenu seul responsable de toute perturbation pour n’avoir pas prêté oreille au cri de détresse des enseignants et personnel de l’ éducation. C’est ce qui ressort de la concertation entre les comités national, provincial et communaux du Syeco pour la ville de Kinshasa, tenue ce jeudi 6 janvier, à son siège national du Quartier Matonge, dans la commune de Kalamu.

 

Au cours de cette concertation, les enseignants se sont prononcés par rapport à la situation de leurs collègues de provinces dont bon nombre ont été omis des listes de paie depuis le mois de septembre.

 

Ils demandent par la même occasion à l’Exécutif national de mettre à disposition des ressources financières conséquentes en vue de rendre effective la gratuité pour les trois premières classes de l’enseignement primaire.

 

Les enseignants affiliés au Syeco se sont également prononcés sur l’échéance du 20 de chaque mois qui doit être respectée en vue de garantir l’éducation de qualité. Car, constatent-ils, les échéances de paie tirent en longueur jusqu’à 60 jours et plus.

 

Et malgré la campagne sur la bonne tenue de la monnaie nationale initiée par la Banque centrale du Congo, BCC, les enseignants sont indignés de retrouver des billets défectueux dissimilés dans les liasses lors de la paie.

 

LA SUSPENSION DES TRAVAUX DE FATIMA.

 

Mais auparavant, Laurent Monzamboka Sekeseke, Secrétaire Général Adjoint en charge de l’administration du Syeco, avait rendu compte des travaux de la commission paritaire gouvernement-syndicats du secteur public de Fatima.

 

A l’en croire, ces concertations ont été suspendues depuis le 25 décembre 2010 au motif que  le ministre de l’EPSP devait se concerter avec ses collègues en vue de répondre à la question fondamentale posée par les délégués des enseignants aux concertations de Fatima, à savoir quelle est part du budget alloué aux enseignants dans la loi des finances 2011.

 

Il faut dire que les enseignants tiennent à arracher de la partie gouvernementale l’application de l’accord de Mbudi, ne serait-ce que dans son premier palier qui est déjà d’application pour les secrétaires généraux de l’Administration publique depuis quelques mois.

 

Dans son mot d’éclairage, Jean-Pierre Kimbuya, Secrétaire Général du Syeco, a exhorté ses camarades à plus d’ardeur dans la lutte syndicale, surtout que le monde du travail ne fait jamais de cadeau. Paraphrasant la déclaration du congrès l’Intersyndicale de l’Education de Brazzaville, il a aussi fait observer que le ministère de l’Education est budgétivore par le fait de son émiettement (Enseignement Primaire Secondaire et Professionnel, Enseignement Supérieur et Universitaire et Recherche Scientifique), ce qui fait qu’on investit beaucoup de fonds dans l’éducation mais pas pour l’éducation. Il a enfin interpellé les enseignants à opérer un choix judicieux en cette année électorale. « L’enseignant ne votera que pour celui qui croit en l’éducation, qui se soucie des problèmes majeurs de la fonction enseignante.

 

 

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