Politique : Encore et toujours des nuages sombres entre Brazzaville et Kinshasa !

Publié le par nsango04.over-blog.com

 

Sur cette photo, de gauche à droite, les Présidents, Joseph

Kabila Kabange (RDC), et Dénis Sassou Ngouesso (Congo

Brazzaville).

Après le courageux mais bref séjour à Kinshasa du Président congolais Denis Sassou Nguesso le 15 avril dernier, nombreux sont ceux qui, non vaccinés contre la naïveté, avaient versé dans un optimisme béat. Pour eux, tout était redevenu normal, tout baignerait dans huile... Erreur !


En effet, les questions qui opposent les deux pays, sont trop sérieuses pour être résolues au prorata de quelques sourires jaunes distillés à l'issue d'une rencontre. Quand Brazzaville évoque le mauvais tour dans l'affaire Mulele, ce n'est pas une vue de l'esprit, c'est du solide ancré dans chaque millimètre carré du coeur d'une capitale qui a juré de ne plus se faire prendre.

Et peu importe le nom, ça aurait été Nzuzi ou Nsimba, à la place de Munene et Ondjani, la réaction aurait été la même. De même, quand Kinshasa insiste sur le cas Munene, c'est loin d'être une comédie de mauvais goût.

Bien au contraire, c'est une fixation sur un homme dont les objectifs sont jugés dangereux.

D'où la musique forcément antinomique qui se dégage de la perception par les deux capitales, d'une situation qui les place aux antipodes des réminiscences dues aux liens séculaires. Ainsi, les questions qui fâchent ont i5lutôt les traits d'un bateau qui a jeté l'ancre: il ne bouge pas.

Le rapatriement des réfugiés originaires de la RDC, un autre casse-tête …

Encore une preuve que les nuages sombres sont loin de s'être dissipés entre les deux capitales : le début du rapatriement des réfugiés de la RDC établis au Congo Brazzaville initialement prévu pour hier mercredi, n'a pas eu lieu.

D'après Radio Okapi qui cite un communiqué rendu public hier à Brazzaville par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, ce raté serait dû au fait que la réunion tripartite préalable à cette opération, qui devait mettre autour d'une table, les experts de la RDC, du Congo et du HCR, ne s'est pas tenue non plus.

D'où des réactions mi-figue, mi-raisin des concernés.

“Je savais que le 20 avril était peu réaliste pour le début des rapatriements”, affirme Jules Ekonga, un réfugié de 35 ans.

Une autre réfugiée, Martine Itango, souhaite, elle, rentrer à Dongo, fatiguée“ de vivre comme une mendiante à lmpfondo “.

Jean Bisanga du Réseau des écoles des réfugiés de la RDC pense, lui, que les réfugiés ne sont pas prêts pour leur retour.

D'après le HCR, 80% des réfugiés sont prêts pour le retour. Mais ils demandent que leur sécurité soit assurée.

L'agence onusienne qui a déjà établi sa présence à Dongo, à Mbandaka et à Libenge, apprête les zones de regroupement et d'embarquement des volontaires ainsi que des baleinières pour le transport des réfugiés.

Mais pour elle, il faut que les réfugiés et les autorités de la RDC aillent visiter les villages qui abriteront ces retournés avant que les rapatriements ne commencent.

Au mois de mars, le représentant du HCR au Congo Brazzaville, Paul Ndaitouroum, avait expliqué que le retard pris dans l'exécution du chronogramme et la question sécuritaire ne permettaient pas de commencer le rapatriement des ces réfugiés le 20 avril.

A la suite des affrontements inter communautaires, survenues en octobre 2009, sur la gestion des étangs poissonneux à Dongo dans la province de l'Equateur, environ quatre-vingt-douze mille personnes se sont retrouvées dans la rue.

Selon le HCR, à ce groupe, se sont ajoutés trente-huit mille déplacés internes et de milliers d'autres personnes qui se sont réfugiés au Congo voisin.

                                                                                                 Le Palmares / Ben BOMPUKU

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