Sécurité : Les menaces de la LRA à Dungu. Entre le gouvernement et la société civile locale qui croire ?

Publié le par nsango04.over-blog.com

 
 

 – Mwando Simba (en chapeau) et Roger meece (3e au premier plan de D à G) à Dungu, ce 18 mars 2011. (Ph. Basila) 

Le Ministre Congolais de la défense, Mwando Simba (en chapeau), et Roger meece (3e au premier plan de D à G) à Dungu, ce 18 mars 2011. (Ph. Basila)

 

Le gouvernement de la RDC et les représentants de la population du district du Haut Uélé n’arrivent toujours pas à parler le même langage sur les menaces des rebelles ougandais de la LRA contre la population civile. A l’issue d’une visite officielle effectuée, vendredi 18 mars,  à Dungu et à Faradje dans la province orientale, le ministre de la Défense, Mwando Simba, a souligné qu’il ne reste plus qu’une dizaine d’éléments de la LRA. La société civile locale conteste et dresse son propre bilan.  

A propos des effectifs des rebelles ougandais de la LRA actif dans cette partie de la Province Orientale, Mwando Simba persiste et signe:

«On peut parler de dix ou vingt, je maintiens ma position. Dans la mesure où je viens d’abord de me rendre compte des réalités sur terrain, qui confirme cela. L’amélioration est nette, mais il ne faut pas baisser la garde.»

Le président de la société civile de Faradje, Abbé Guillaume Abiandroa, n’est pas d’accord avec le ministre de la Défense:

«Nous qui vivons sur terrain, nous contredisons cela. Premièrement, personnes n’a été dans la forêt pour compter les éléments de la LRA; d’autant plus que nos militaires sont eux-mêmes victimes de ces exactions. Il y a des militaires qui sont morts et d’autres qui sont blessés. Nos populations ne peuvent aller au-delà de 5 kilomètres de la cité. On ne va plus aux champs.»

Rien que pour le mois de mars, la commission diocésaine Justice et paix de l’église catholique affirme avoir noté quinze attaques de la LRA contre les civils à des endroits différents de Dungu. Elle en établit le bilan suivant:

  • Onze civils tués
  • Vingt-quatre blessés
  • Treize personnes enlevées.

Pour la société civile locale, on ne saurait attribuer un tel drame à un petit groupe d’une dizaine d’individu.

 

 
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