Politique : L'appel à la grève d'Etienne Tshisekedi ignoré à Kinshasa.

Publié le par nsango04.over-blog.com

 Par Jeune Afrique
 
La police face à des des partisans de Étienne Tshisekedi, le 26 janvier 2012 en RDC.
La police face à des des partisans de Étienne Tshisekedi, le 26 janvier 2012 en RDC. © AFP
L'appel à la grève générale lancé en RDC par Étienne Tshisekedi fait un flop à Kinshasa. Seules les capitales des Kasaï ont paru se mobiliser en faveur du président "autoproclamé".
Étienne Tshisekedi a, semble-t-il, de plus en plus mal à mobiliser les foules autour de sa stratégie. Alors qu'il a lancé vendredi dernier un appel à la grève générale en RDC à partir de lundi, seuls quelques villes étroitement contrôlées par son parti, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ont répondu présent. C'est le cas à Mbuji-Mayi, la capitale de la province du Kasaï-Oriental, et Kananga (centre), capitale du Kasaï-Occidental voisin, deux villes où l'opposant congolais avait obtenu respectivement plus de 97% et près de 96% des suffrages à la présidentielle du 28 novembre dernier.
La grève a été « bien suivie » à Mbuji-Mayi, selon Jean-Alexis Kasuasua, le président de la Société civile (regroupement d'ONG) de la province. « Des commerces sont restés fermés, il n'y avait pas une circulation intense comme d'habitude, beaucoup de piétons marchaient le long des routes ».
La stratégie de Tshisekedi en cause
 
Pendant ce temps, à Kananga, plusieurs écoles et établissements publics sont restés fermés. « Dans l'après-midi, les commerçants ont commencé à sortir et essayer de vendre un petit rien pour subvenir aux besoins de la famille », a précisé la Société civile du Congo (Socico).
En revanche, à Kinshasa, qui est pourtant considérée comme le fief du « Sphinx de Limete », la vie suivait son cours comme si de rien n'était. Transports, commerces, occupations dans les rues... Tout fonctionnait comme un lundi habituel. « Si nous faisons la grève, qu'allons-nous manger ? Le Congolais mange au jour le jour, faire une grève c'est nous tuer », explique une vendeuse d'oignons dans un quartier de la capitale, remettant en cause la stratégie de Tshisekedi.



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