Socièté : RD Congo. Mobutisme à la cherche de repreneurs...

Publié le par nsango04.over-blog.com

La photographie des
La photographie des © AFP

 

 

Des grandes familles qui ont fait fortune à l’époque de Mobutu en RDC, il ne reste plus grand monde. Les troubles sociopolitiques du début des années 1990 et la crise économique qui s’est ensuivie, la chute du maréchal puis l’arrivée au pouvoir, en mai 1997, de Laurent-Désiré Kabila ont eu raison d’elles.

Sous Mobutu, des familles ont réussi grâce à la zaïrianisation, qui leur a permis d’hériter de biens d’entrepreneurs étrangers. La proximité avec le régime était également un atout. Tel fut le cas de Jeannot Bemba Saolona, le père de Jean-Pierre Bemba, d’Ignace Moleka, de Litho Moboti, « l’oncle » de Mobutu, de Kisombe Kiaku Muisi, dit Amasco, ou de Henry-Désiré Takizala. D’autres ont réussi sans l’appui du maréchal, comme le banquier Augustin Dokolo ou Victor Ngezayo, qui, dans les années 1970-1980, possédait entre autres une chaîne hôtelière.

L’arrivée au pouvoir des Kabila a redistribué les cartes. De rares descendants de ces ex-capitaines d’industrie ont tant bien que mal remonté des activités au pays. Mais Sindika Dokolo, l’un des fils du banquier, opère, lui, en Angola, et Jean-Pierre Bemba, dont les affaires ont périclité, se trouve dans une cellule de la Cour pénale internationale, à La Haye.

Fortunes de l'ombre

 

En revanche, de nouveaux « boss » ont émergé. On peut citer par exemple, Jean Lengo, à la tête du groupe Ledya, Albert Yuma, président du conseil d’administration de la Gécamines et patron des patrons, et Raymond Mokeni Ekopi Kane, le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) dans la Province-Orientale.

Moïse Katumbi, le gouverneur du Katanga, est un cas à part. Avec son frère Raphaël Katebe Katoto, il a hérité de la bosse des affaires de son père, Nissim Soriano, un entrepreneur originaire de l’île grecque de Rhodes, émigré au Katanga avant l’indépendance. Depuis son retour d’exil en Afrique du Sud, Katumbi doit sa fortune à des investissements dans le secteur minier et les transports. Sa nièce, Leila Katebe, a pris le relais de son père, qui s’est également lancé en politique. Et puis, il y a toutes les fortunes qui se bâtissent dans l’ombre. Pour l’heure, la photographie des « nouveaux riches » reste floue.



Jeune Afrique.

Commenter cet article