Socièté : Les vendeurs du grand marché de Kinshasa en grève.

Publié le par nsango04.over-blog.com

 

 

En début de la semaine en cours, les vendeurs du grand marché de Kinshasa grevaient pour riposter contre l’augmentation des taxes par l’exécutif provincial. Outre le fait que la taxe étalage était passée de cent(100) à trois cents Francs Congolais (300 FC) pour les marchés urbains et deux cents FC pour les marchés municipaux, les vendeurs devaient en payer une dizaine. Le vice- président du syndicat national des vendeurs du Congo a éclairé notre lanterne.

 

Pour M. Malachie Makoso, tout a commencé le mercredi 5 janvier dernier, jour où le SNVC a eu une séance de travail avec le Ministre provincial des Finances. A l’issue de cet entretien, M. Guy Matondo avait annoncé aux syndicalistes la décision de l’exécutif provincial d’augmenter la taxe étalage à quatre cents (400) francs congolais. Celle-ci, comme l’indique bien la dénomination, est un fisc que tout commerçant doit payer à l’Etat avant de mettre sur table sa marchandise. Mais, vu que le Syndicat National des vendeurs du Congo est partie prenante aux concertations économiques, il a proposé au Ministre d’augmenter cette taxe à 200 FC au plus pour tout étalage d’un mètre de long, comme l’exige la loi en vigueur.

 

Mais à la grande surprise du SNVC, une semaine après la séance de travail avec le Ministre provincial des Finances, c’est-à-dire le 12 janvier denier, l’hôtel de ville a signé un nouvel arrêté. Celui-ci augmentait la taxe à 200 FC pour les marchés municipaux ( gérés par les bourgmestres), et 300 FC pour les marchés urbains, à savoir le grand marché et le marché de la liberté. A ce niveau, nous certifiait le vice-président national du SNVC, le grand problème qui se pose au marché central est que la majorité des étalages n’ont pas le 1 mètre de longueur comme la loi le prévoit. Ceci à la différence du marché de la liberté avec les étalages en matériaux durables. Il était donc nécessaire que l’autorité revoie cette mesure pour permettre aux vendeurs du grand marché de s’acquitter facilement de leurs obligations fiscales. Voilà ce qui a conduit à la grève générale du mardi passé, nous a confirmé Malachie Makoso. A cet effet, le Gouverneur de la ville de Kinshasa a réuni les syndicalistes et certains services pour une concertation. Il s’en est suivi des mesures importantes, notamment la suppression de toutes les autres taxes subsidiaires même si le prix de la taxe n’a pas changé. Et, jusqu’au 28 février prochain, les étrangers qui exercent le petit commerce au marché centrale devraient abandonner le petit commerce pour ne se concentrer exclusivement qu’à la vente en gros.

 

L’inquiétude qui persiste cependant est celle relative à la nouvelle taxation au marché de Matete, a reconnu Malachie Makoso. Ce marché, bien qu’étant en voie d’urbanisation, reste un marché municipal. Mais depuis quatre jours, les services du SNVC constatent que les vendeurs payent la même taxe que dans des marchés urbains. Voilà pourquoi, le SNVC en appelle à l’implication personnelle du Gouverneur de la ville parce que cette situation risque de perturber l’activité quotidienne des vendeurs.

 

Papy Maluku / L'Avenir

 

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