Religion : Commentaire de l'Evangile du dimanche 13 février 2011.

Publié le par nsango04.over-blog.com



Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile du dimanche 13 février, sixième du temps ordinaire. Évangile selon saint Matthieu, chapitre 5, versets 17 à 37.


« Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait :
"Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir." »
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En ce sixième dimanche du temps ordinaire, Jésus aborde pour nous la position du croyant par rapport à la loi et son application morale dans les actes.


« Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : Je ne suis pas venu abolir mais accomplir ».
Jésus nous indique qu’il n’est pas venu pour abolir la Loi donnée par Dieu dans l’Ancienne Alliance, mais l’accomplir dans son sens primitif, pensé par Dieu. Et cela jusqu’au plus petit trait, c'est-à-dire au sens le plus intime que Dieu lui a donné.


Ce sens a été donné au Sinaï : « vous êtes devenus saints, car je suis saint » (nous rappelle le Lv 11,44) et Jésus l’accentuera dans le sermon sur la montagne que nous avons entendu dans le prolongement des béatitudes : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre père céleste est parfait » Mt 5,48.


C’est là tout le sens des commandements : celui qui veut demeurer dans l’alliance avec Dieu doit correspondre à son attitude et à sa pensée. Et Jésus nous montre lui –même que cet accomplissement de la loi est possible. Il va en vivre devant nous, tout au long de son existence, le sens ultime, jusqu’à ce que tout, tout ce qui a été prophétisé se réalise : jusqu’à la croix et la résurrection. Il ne nous est rien demandé d’impossible, la première lecture nous le rappelle : « Si tu veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle ». Ainsi faire la volonté de Dieu n’est rien d’autre que « rester fidèle », c’est-à-dire faire effort pour correspondre à son offre d’amour totalement donné, avec reconnaissance et joie. Rien n’est en dehors de nos moyens ni hors de notre atteinte, « car la Parole est tout près de toi, elle est dans ton cœur ». Dès lors, être plongé dans la Parole et y rester fidèle en nos actes nous introduit dans la perfection de Dieu.


Mais encore faut-il entretenir l’esprit de l’Alliance jusque dans nos actes, c’est pourquoi Jésus, dans la deuxième partie de son évangile d’aujourd’hui va nous mettre en garde : « Il a été dit aux anciens… Eh bien moi je vous dis… ». Il semble que, par cette adresse, Jésus remplacerait la loi de l’Alliance ancienne par une nouvelle. Mais en fait, la Nouvelle Alliance, qu’il radicalise, n’est rien d’autre que ce qui dévoile les intentions et les conséquences ultimes de l’ancienne. Jésus la purifie de la rouille qui s’est déposée sur elle, du fait de la négligence et du confort minimaliste des hommes et il montre le sens clair, que Dieu depuis toujours, avait placé en elle. Pour Dieu, il n’a jamais et n’y aura jamais d’opposition entre la loi et la foi tant qu’on les vis dans leur sens originel.


L’Alliance Ancienne comme celle Nouvelle, est l’offre de la réconciliation totale de Dieu avec les hommes. C’est pourquoi, l’homme doit d’abord se réconcilier avec son prochain avant de paraître devant Dieu. Dans le même ordre, Dieu étant éternellement fidèle dans son alliance, le mariage entre l’homme et la femme sera une image de cette fidélité. Dieu est véridique dans sa fidélité, c’est pourquoi l’homme se tiendra à un oui ou à un non véridiques.
Dans tout cela, il s’agit d’une décision définitive : ou bien je me cherche moi-même et ma performance, ou bien je cherche Dieu et son service.


A nous de faire le choix de Dieu et de nos frères.

 

Ben BOMPUKU / Radio Vatican.

 

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