Politique : La situation sécuritaire alarmante à Fizi.

Publié le par nsango04.over-blog.com

Par Louis-Paul Eyenga Sana / Le Potentiel.

 

 

 

 

 

L’ONG des droits de l’Homme, « Toges noires » est très préoccupée par la situation sécuritaire à Fizi au Sud-Kivu et exige le remplacement des militaires des FARDC déployés dans cette partie du Sud-Kivu.

 

Dans un communiqué signé par son secrétaire général Me Marie-André Muila Kayembe, « Toges noires juge dangereux le maintien, dans le territoire de Fizi, d’une force armée qui ne jouit plus de la confiance de la population et tient les autorités en place responsables de toutes les violations des droits de l’homme qui surviendraient encore à la suite de la présence de cette force dans ce territoire ».

 

En effet, selon la déclaration consignée dans le communiqué, cette ONG des droits de l’Homme condamne avec la dernière énergie toutes les violations perpétrées sur la population du Sud-Kivu par les éléments des FARDC déployés dans le cadre de l’opération « Amani Leo » et demande au président de la République, comandant suprême des FARDC, « auteurs de tous ces forfaits, réparer les préjudices causés à la population de Fizi et de libérer le territoire de Fizi de ces éléments en uniforme qui se comportent plus en force d’occupation qu’en une armée ».

 

Bien que le gouverneur du Sud-Kivu, Marcellin Cishambo qui a récemment séjourné dans le territoire de Fizi afin de prôner la cohabitation entre les militaires des FARDC et la population locale après les derniers incidents, « Toges noires » estime que la population de cette partie du Sud-Kivu fait plus confiance aux Casques bleus de la Monusco qu’aux éléments des FARDC déployés dans le cadre de l’Opération « Amani Leo ».

 

Selon le même communiqué de « Toges noires », les leaders de la population locale qui étaient approchés par le gouverneur du Sud-Kivu pour que les habitants de Fizi puissent regagner la cité et la zone insécurisée, ont conditionné leur retour à la délocalisation des éléments des FARDC et par leur remplacement par les Casques bleus de la Monusco, et que les mesures disciplinaires soient infligées aux soldats coupables à travers la Justice militaire.

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