Politique : Intolérance politique à l'approche des élections. Les Accusations de l'Asadho du gouvernement.

Publié le par nsango04.over-blog.com

 
 
Impression d'écran de la page d'accueil du site de l'Asadho.
Impression d’écran de la page d’accueil du site de l’Asadho.

Dans un communiqué, rendu public ce lundi 31 janvier à Kinshasa, l’Association africaine de défense de droits de l’homme (Asadho) énumère quelques cas où les membres de l’opposition politique ont été arrêtés, intimidés, menacés et leurs manifestations réprimées ou interdites par les services de sécurité. Des actes qui violent la constitution, selon l’Asadho. L’ONG accuse le gouvernement  d’entretenir l’intolérance politique à la veille des élections générales de 2011 en RDC.

 

Le communiqué de l’Asadho cite la réunion des ténors de l’opposition interdite le 9 janvier Grand Hôtel Kinshasa. Aucune raison n’a été donnée pour interdire cette manifestation, indique l’ONG.

 

Autre faits dénoncés par l’Asadho: les difficultés rencontrées par Vital Kamerhe pour organiser des meetings à Goma et Bukavu, dans l’Est de la RDC. Cet ancien collaborateur du président Kabila et ancien président de l’Assemblée nationale a officiellement annoncé, en décembre 2010, la création de l’UNC (Union pour la nation congolaise) son parti de l’opposition.

 

Asadho mentionne aussi le cas de Diomi Ndongala, président de la Démocratie chrétienne (DC), un parti de l’opposition. Il a été interpellé dans le Bas-Congo (Ouest de la RDC) fin 2010.

«Nous avons d’abord demandé au président de la République qu’il puisse faire libérer tous les opposants politiques qui sont en prison aujourd’hui, et, au gouvernement congolais, d’assurer la sécurité des membres de l’opposition et de leur permettre de tenir leurs réunions et manifestations publiques conformément aux prescrits de la constitution », a déclaré Me Jean Claude Katende, président de l’Asadho.

Mende exige des preuves

 

 

Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, pense que les faits évoqués par l’Asadho relèvent des affaires commerciales et de justice et non du gouvernement.

Lambert Mende a déclaré:

«Je suis choqué devant un tel tissu de mensonge. Lorsque les partis de l’opposition veulent intervenir à l’hôtel, ils reçoivent en bonne et dûe forme l’autorisation. Mais, ils ont un problème commercial avec l’hôtel qui, pour des raisons de sécurité ou techniques – on a parlé je crois du courant électrique- on leur a refusé l’accès de la salle. Alors, je suis très étonné que l’Asadho, sachant cela, veuille porter cela sur le gouvernement.»

S’agissant de la condamnation de Diomi Ndongala, Lambert Mende parle d’une affaire judiciaire. Le ministre Mende a, par ailleurs, exigé des preuves pour les autres faits allégués «au lieu de faire feu de tout bois parce qu’on veut simplement donner des arguments à ceux qui veulent contrôler notre pays à partir de l’extérieur et dont l’Asadho semble être un instrument.»

 

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