Politique : Etienne Tshisekedi sort de son silence.

Publié le par nsango04.over-blog.com

Étienne Tshisekedi lors d'une conférence de presse à Bruxelles le 19 avril 2001.
Étienne Tshisekedi lors d'une conférence de presse à Bruxelles le 19 avril 2001.
© Étienne Ansotte/AFP/Archives
C’est dans l’après-midi du vendredi 20 janvier qu’Étienne Tshisekedi wa Mulumba a rompu le silence. Celui qui s'est "autoproclamé" président le 23 décembre dernier après le scrutin controversé du 28 novembre a annoncé son programme d’action.
L’accès à la rue des Pétunias, à Limete, une commune de l’est de Kinshasa où habite Étienne Tshisekedi, était quasiment interdit d’accès à la presse ou à d’autres visiteurs ce vendredi. Raison du déploiement accru des forces de l’ordre : empêcher toute affluence à la conférence de presse donnée par Tshisekedi. La rencontre a quand même eu lieu en présence, notamment, de représentants de la Monusco.
D’entrée de jeu, le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a exprimé son « plaisir » d’« annoncer officiellement » la prise de ses « fonctions d’élu du peuple congolais ». Après avoir rappelé son serment « prêté devant la nation » et indiqué qu’il lui fallait le soutien de la force publique, il a demandé à celle-ci de lui faire allégeance car « l’armée et la police sont acquises au changement ».
Formation d'un gouvernement
 
Tshisekedi, qui a décidé de se rendre au Palais de la Nation, « symbole et siège du pouvoir », devrait former son « gouvernement » la semaine prochaine. À la question de savoir sur quelle base ce « gouvernement » sera constitué, il a répondu qu’il avait annulé les élections législatives du 28 novembre. En attendant une nouvelle Assemblée nationale, il a promis de « gouverner par ordonnance et décrets-lois ».
Son programme d’action comprend, dès février, un recensement général de la population dont la réalisation a été confiée à « une société suisse ». Suivront ensuite des élections locales et législatives. Quant à savoir s’il est disposé à participer à des concertations avec le camp de Joseph Kabila, le leader de l’UDPS a été catégorique : « C’est du confusionnisme. Il n’est pas question de participer à quelque table ronde que ce soit. Le peuple a pensé à Tshisekedi et c’est lui qui va diriger [la RDC] ».

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Tshitenge Lubabu M.K.  / Jeune Afrique



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