Politique : Election présidentielle de novembre prochain. Etienne Tshisekedi prédit sa victoire.

Publié le par nsango04.over-blog.com

 Depuis Kolwezi, au Katanga Tshisekedi prédit sa victoire ; mais, Kabila rit sous cape !

 

Le sacre de Lubumbashi a complètement dopé le leader de l'Udps. Ce dernier voit désormais la présidentielle du 28 novembre prochain sous un nouveau jour. Avant cet événement majeur, dans sa carrière politique, il percevait la présidentielle sous un angle étriqué au Katanga. Il avait promis, à la presse internationale, de l'emporter dans 10 des 11 provinces du pays. Exception faite du Katanga où le sphinx de Limete n'envisageait qu'un simple partage des voix avec le président sortant, mais avec un avantage pour ce dernier.

Mais depuis le grand événement de Lubumbashi, Tshisekedi écarte formellement toute possibilité de défaite à la prochaine présidentielle. Il l'a déclaré sans ambages à la presse qui l'a interrogé sur la question à Kolwezi. Au cours du point de presse que le leader Maximo a animé, à l'attention de la presse tant nationale qu'internationale, il a dit que sa victoire le 28 novembre ne fait plus l'objet d'aucun doute. Tshisekedi a même envisagé un instant un score électoral à cent pour cent face au candidat de la majorité.

Le verdict est sans appel. A charge pour la Ceni de confirmer ou d'infirmer l'optimisme débordant du leader de l'Udps. N'importe comment, la descente au Katanga aura servi d'ultime test avant de tracer la ligne rouge. Celle au- delà de laquelle le parti de la 10ème Rue ne peut s'engager. Et celle avant laquelle toutes les manoeuvres sont permises.

Et la ligne de démarcation a été très nettement et visiblement tracée. Celle-ci se traduit, sur le terrain, par le trop plein d'assurance qui envahit en ce moment l'Udps. Ce parti est sûr que le boulevard électoral, dont on a tant parlé, a changé de direction. Il n'irait plus de la M.P vers le 28 novembre, mais plutôt de la 10ème rue vers cette date fatidique. Aussi, pour clore les débats sur la question, la fille aînée de l'opposition a décidé de casser la baraque à Kinshasa. Demain, sauf imprévu, Tshisekedi va défier le stade des martyrs.

Amphithéâtre fort capricieux, que nul politique n'a réussi à ce jour à dompter. Le défi relève d'un calcul hautement stratégique.

Laocoon au Congo ?

C'est exactement comme dans la Troie antique. Sur la base de l'expérience lushoise, Tshisekedi refuse de reconnaître toute opposition en dehors de celle qui s'est rangée derrière lui. Pour être opposant, il n'y a qu'un seul schéma dit-il : quitter tous les sentiers nouvellement tracés et suivre le plus vieux contestataire dé l'histoire nationale C'est à cette seule condition que les jeunes opposants peuvent se rendre crédibles.

En effet, Tshisekedi prévient qu'il craint les Grecs, même quand ils semblent faire preuve de bonne foi. Dans l'histoire moderne du Congo, les Grecs sont à entendre au sens de la nouvelle opposition qui fait valser les cours et promet de bousculer les balises. Mais pour le vieux leader, il s'agit du syndrome du cheval de Troie.

De manière claire donc, il n'y aura de candidature unique ou commune de l'opposition que celle de Tshisekedi. C'est à prendre ou à laisser. Le défi du Stade des Martyrs reste ainsi à inscrire au chapitre de la démonstration des forces. On tient à en mettre plein la vue aux sceptiques comme à l'opposition parallèle.

Comme dans la très ancienne Ilion, Tshisekedi se fera t-il entendre ou se verrat-il avalé par le monstre menaçant que constituent les élections du 28 novembre ? Sans conteste, le sacre de Lubumbashi a changé toute la donne dans la stratégie du Lider Maximo.

J. Kabila rit sous cape …

Dans la Majorité Présidentielle, après avoir eu vent de la prédiction d'Etienne Tshisekedi, une rengaine a été entendue : “On ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué”.

Ainsi, un membre du PPRD qui a requis l'anonymat, a tenu le crachoir en ces termes : “Tshisekedi est un fis de ce pays. Il est donc normal qu'ilS se soit rendu au Katanga et qu'il ait drainé des foules. Mais, ce qui est aussi certain, c'est que le jour où J. Kabila ôtera le costume de Chef d'Etat et se mettra dans la peau de candidat président: il drainera plus de monde dans les villes katangaises, que Tshisekedi. Si je peux vous faire une confidence, c'est que J. Kabila, en ce moment, rit sous cape. Car, il réserve bien des surprises aux Congolais. Rira bien, dit-on, qui rira le dernier “.

                                                                                                                     LP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Election 2011 : Etienne Tshisekedi déclare qu'il pourrait réaliser jusqu'à 100% des voix

 

 

Le président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi a tenu, samedi 6 août 2011, une conférence de presse à Kolwezi, dernière étape de sa tournée au Katanga. Au cours de cette rencontre avec la presse, le leader de l'UDPS a déclaré qu'avec ce qu'il a fait dans la province du Katanga, il pourrait réaliser jusqu'à 100% des voix.

Etienne Tshisekedi, président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), une formation politique fondée en 1982, vient d'achever sa tournée dans la province du Katanga.

Mais bien avant cette clôture, il a organisé samedi 6 août 2011 une conférence de presse à Kolwezi. Au cours d& cette rencontre, le leader de l'UDPS a déclaré qu'il a fait pendant son séjour de travail dans la province du Katanga qu'il croit qu'il pourrait réaliser jusqu'à 100% des voix. Concernant l'opposition congolaise, Etienne Tshisekedi a indiqué qu'il ne reconnaît qu'une seule opposition politique, celle qui est derrière lui. «Il y a opposition et opposition en RDC. C'est aux jeunes de venir vers les vieux, il y a aussi des taupes parmi ceux qui se disent de l'opposition», a-t-il ajouté. Etienne Tshisekedi a aussi remercié les autorités du Katanga pour avoir assuré sa sécurité pendant son séjour.

Tshisekedi refuse de signer le Code de bonne conduite de la CENI

L'opposant historique en RDC, Etienne Tshisekedi, 79 ans, a par ailleurs fait savoir, samedi 6 août 2011 lors de sa conférence à Kolwezi, que son parti ne peut pas signer le code de bonne conduite de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), notamment parce que certains de ses militants seraient encore en prison.

Le Code de bonne conduite appelle les candidats aux élections présidentielle et législative du 28 novembre - les deux à un seul tour - à respecter les règles du jeu démocratique durant tout le processus électoral. Le texte devait être signé au plus tard le 6 août 2011, mais la CENI a reporté la date limite au 10 août 2011 qui est d'ailleurs la date butoir que la CENI a également imposée aux député et sénateurs pour voter l'annexe de la loi électorale portant sur la répartition des sièges pour les législatives. Selon l'AFP, si le texte n'était pas voté dans les temps, le président de la Ceni, Daniel Ngoy Mulunda s'est dit déterminé à découpler les élections présidentielle et législatives.

                                                                                                    Patrick Delos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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