POLITIQUE : Décisions et contre décisions au sein du gouvernement Congolais.

Publié le par nsango04.over-blog.com

 
 
Adolphe Muzito à l'Assemblée nationale
Adolphe Muzito à l’Assemblée nationale

Les décisions prises par le gouvernement ces derniers temps laissent entrevoir un dysfonctionnement de l’équipe d’Adolphe Muzito. Certaines d’entre elles sont annoncées par quelques ministres, concernant leurs départements respectifs, avant d’être cassées par le Premier ministre. C’est le cas de la lettre du Premier ministre, du vendredi 28 janvier, réhabilitant les mandataires de la Société nationale de loterie (Sonal), suspendus par la ministre de tutelle.  

Le changement à la tête de la Sonal est intervenu quelques jours seulement après un scénario similaire concernant l’Université pédagogique nationale (UPN). Le chef du gouvernement a mis en mal la suspension du comité de gestion de l’UPN, décidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU).

Cette décision a été annoncée alors que l’opinion n’avait pas encore oublié le cas de l’Office de gestion du fret multimodal (Ogefrem). La ministre des Transports avait suspendu l’Administrateur directeur délégué (ADG) de cette entreprise publique ainsi que le directeur de l’aviation civile; lesquels ont été réhabilités par Adolphe Muzito.

Et la décision du premier ministre lui-même mettant fin au contrat de Jean Assice, ADG de la Régie des voies aériennes (RVA), a rencontré une opposition au cabinet du président de la République.

Pour le député de la majorité présidentielle Tshibangu Kalala, il s’agit d’un spectacle que les membres du gouvernement doivent éviter au peuple:

«Ça donne l’impression qu’il y a cacophonie dans la gestion des affaires publiques. Et cela n’est pas une bonne image que la gouvernement doit donner à notre peuple, qui attend une gestion rationnelle et rigoureuse des affaires publiques.»

Il est souhaitable, a-t-il poursuivi, qu’il y ait cohésion au sein de l’équipe gouvernementale.

Du côté de l’opposition, on estime que cela est dû, non seulement à l’absence de conseils de ministres, mais aussi à la nature d’une équipe gouvernementale sans vision commune.

Le député Clément Kanku, coordonnateur de l’Union pour la Nation, pense que «le Congo se retrouve avec un gouvernement irresponsable, telle une véritable tour de Babel»:

 

 

Selon une source proche de la primature, on reproche aux ministres le non-respect de la procédure requise avant la prise de certaines décisions. Voilà qui pousse le premier ministre à les casser, a-t-elle poursuivi.

 

 

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