Election en RD Congo : Comme en 2006, Joseph Kabila Kabange, le choix d'Antoine Gizenga.

Publié le par nsango04.over-blog.com

 

 

 

Le patriarche Antoine Gizenga et tout le Palu vont soutenir la candidature de Joseph Kabila Kabange aux élections du 28 novembre 2011 sans cependant signer la Charte de la MP. *Une candidature justifiée pour plusieurs raisons. « D’abord, Joseph Kabila est le seul qui est apparenté à la mouvance nationaliste lumumbiste. Ensuite, il est le seul à avoir présenté un programme à sensibilité nationaliste de gauche visant principalement la grandeur de la Nation, la préservation de l’unité et de la souveraineté du peuple, l’amélioration de la situation sociale de la population ». Enfin, c’est le seul candidat qui ne recherche pas des accointances douteuses avec l’étranger au moment où les grands ténors de droite ne cachent pas leurs alliances avec l’étranger. *Pendant ce temps à l’opposition, 31 partis politiques et 24 associations de la Société civile vont soutenir la candidature de Léon Kengo wa Dondo, qui se veut un candidat du rassemblement et de la rupture. A 18 jours du début de la campagne électorale, l’opposition n’a pas encore dit son dernier mot sur sa volonté de présenter une candidature commune.
 
Le vendredi dernier, en sa résidence de la commune de Ngaliema, devant une foule impressionnante des militants du Parti lumumbiste unifié (PALU), le Secrétaire général du parti Antoine Gizenga a mis les points sur les i. Il a manifesté la volonté de son parti politique de soutenir la candidature de Joseph Kabila Kabange à la présidentielle du 28 novembre 2011. Cette déclaration politique du leader charismatique du Palu vient ainsi couper court à la polémique qui a vu le jour au lendemain de la rencontre du 23 juillet dernier, où le patriarche avait indiqué que le Palu soutiendra le candidat qui va présenter un programme nationaliste de gauche.
 
Pour plusieurs observateurs, cette façon de dire risquait de semer la confusion dans la tête des uns et des autres, surtout que Joseph Kabila Kabange n’était pas le seul candidat de la gauche. Pour eux, le Palu aurait donc subi des pressions pour revoir sa position, à l’approche de la date fatidique du 28 novembre 2011. En dehors de cette évidence, disons que le temps était enfin venu pour le Palu de mettre fin au suspens, quant à son soutien à la candidature de Joseph Kabila. Maintenant que les candidats du Palu à la députation nationale étaient déjà connus, il revenait au Palu de se prononcer clairement pour permettre à ses membres de battre campagne en âme en conscience. C’est donc un soutien à la candidature de l’actuel président de la République et candidat à sa propre succession qui n’étonne personne et qui est à placer dans la logique de sa démarche politique. Vingt-quatre heures plus tard, Mayobo, le secrétaire national chargé de l’Idéologie et porte-parole du Palu a précisé dans une conférence de presse qu’en dépit de l’appui de la candidature de Joseph Kabila Kabange, le Palu ne signera pas la Charte de la MP.
Mais là où Antoine Gizenga se trompe, et avec lui tout le Palu, c’est lorsqu’il considère que « les grands ténors de droite cherchent des accointances douteuses et ne cachent pas leurs alliances avec l’étranger ». Et pourtant, tout le monde sait qu’on ne se développe pas tout en étant enfermé dans un vase clos. Pour ce faire, le pays est appelé à développer une diplomatie et une coopération de développement. Cette coopération va exiger des décideurs de nouer des contacts fructueux ou gagnant-gagnant avec les pays étrangers. L’exemple type n’est autre que les contrats chinois.
Que dire aujourd’hui de la présence de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), lorsqu’on sait qu’un nationaliste et non des moindres, Laurent-Désiré Kabila s’était bien débrouillé en l’absence de ces deux Institutions de Bretton Woods ? Le monde actuel est celui du donné et du recevoir et ceci se traduit à travers la coopération que vous développez pour des intérêts réciproques. Parmi les candidats de l’opposition, n’oublions pas que certains sont de la gauche.
A cet effet, la logique ne voudrait pas qu’ils soient tous classés dans un même sac ! Car de par le monde, il n’y a pas que la gauche qui détient à elle seule la baguette magique pour booster le développement économique. Si tout le monde sait comment les élections sont organisées par la CENI et le Chef de l’Etat a même qualifié le peuple d’arbitre qualifié, on ne peut pas soutenir la thèse de chercher le pouvoir en Europe. 3ème aux élections du 30 juillet 2006
3ème aux élections du 30 juillet 2006, Antoine Gizenga et le Palu constituent un électorat non négligeable pour Joseph Kabila. L’ayant compris, Joseph Kabila a même déposé sa candidature en tant qu’indépendant, avec une volonté d’être un candidat qui rassemble tous ceux qui ne se retrouvent pas dans le PPRD, parti politique où il est l’Autorité morale, ni dans la Majorité Présidentielle, sa plate-forme.
Selon la cartographie des résultats du premier tour de l’élection présidentielle de 2006 en Rdc élaborée par Léon de Saint Moulin et Eléonore Wolff, Antoine Gizenga avait obtenu 13,1 % des suffrages à l’échelle nationale. Il avait obtenu la majorité absolue de 80,1 % des voix dans la seule province du Bandundu, singulièrement dans 14 des 20 circonscriptions. Il avait triomphé également dans une commune de Kinshasa (Maluku), où il a pour l’ensemble 22,0 %, et un territoire du Kasaï-Occidental (Ilebo).
Au Kasaï Occidental, il avait recueilli 14,7 % des voix. Mais il n’atteignait pas 2 % nulle part ailleurs : 1,8 % au Bas- Congo, 1,2 % au Kasaï Oriental, 0,9 % en Province Orientale, 0,5 % au Katanga, 0,4 % au Nord-Kivu, 0,3 % en Equateur, 0,2 % au Maniema et au Sud-Kivu. Toujours en 2006, un constat a été fait, d’après lequel, il n’y a eu aucun territoire où il n’ait reçu aucune voix. Son échec au niveau national était certainement difficile à accepter par ses partisans de Kinshasa et du Bandundu, mais il mettait en lumière une grave limite de la vie politique antérieure en Rdc et appelle à un niveau plus élevé de conscience nationale. Il est vrai que si Antoine Gizenga avait tenté la même expérience en 2011, toute chose restant égale par ailleurs, il n’aurait pas récolté ce score. Car à ce jour, il devra aussi faire le bilan de la gestion du pouvoir depuis 5 ans.
L’espoir est encore permis à l’opposition
La semaine dernière a été riche en informations, surtout du côté de l’opposition où les principaux cadres avaient rendez-vous soit en Europe, au Canada ou aux Etats-Unis. De la rencontre entre Tshisekedi et Kengo, rien d’important n’a filtré, même si on nous apprend que la rencontre avec Kamerhe doit se tenir en Rdc, parce que ce dernier ayant annulé son voyage vers les Etats-Unis. Sans pour autant tenir compte de tous ces efforts entrepris en amont, Léon Kengo s’est fait investir candidat avec derrière lui 31 partis politiques et 24 associations de la société civile. Est-ce un manque de confiance entre opposants ou une façon pour Kengo de prouver aux yeux de l’opinion qu’il vaut quelque chose, et à l’occasion des négociations exiger plus ?
Loin de nous la prétention de répondre à ces questions, disons tout simplement que c’est tout à fait normal pour le Président Kengo se s’entourer d’un groupe de partis politiques, regroupements politiques et associations de la société civile décidés à soutenir sa candidature. Et si compromis il y aura entre les membres de l’opposition, Kengo ne pourra pas manquer de leur expliquer le pourquoi. Le pourquoi, comme il le dit lui-même dans le discours, est de faire le choix de la raison et non de la passion, car le pays a besoin d’un candidat crédible susceptible non seulement de remporter la victoire, mais surtout de refonder l’Etat.
Kengo ne promet rien !
A tous ceux qui pensaient diriger demain l’Assemblée nationale, le Sénat, le Gouvernement et autres institutions, ils doivent réfléchir deux fois, car Léon Kengo wa Dondo, candidat des Forces de l’opposition réunies au Congo n’a pris qu’un seul engagement, celui d’être un candidat de rassemblement et de la rupture. Il veut donc être un candidat du rassemblement de toutes les forces du changement autour d’un idéal et d’un programme commun de gouvernement ; un candidat de la rupture, celui qui rompt avec l’impunité, la corruption, la gabegie, l’oisiveté, etc.
Léon Kengo affirme qu’il connaît ce pays, ses hommes, ses problèmes et les solutions à y apporter, ses potentialités, ses défis, ses relations. « Je m’engage à être l’artisan du libéralisme. Je m’engage à conduire notre peuple vers la croissance économique et le progrès social. Bref, je m’engage à inculquer à tous et à chacun l’amour de la patrie ».

L’Avenir

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