Eglise : Commentaire de l'Evangile du troisième dimanche ordinaire.

Publié le par nsango04.over-blog.com

 




Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile du dimanche 23 janvier, troisième dimanche du temps ordinaire. Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu, chapitre 4, versets 12 à 23.
« Quand Jésus apprit l'arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée. »
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Ce troisième dimanche du temps ordinaire nous fait vivre les premiers moments de la prédication de Jésus et le choix qu’il fait de sa ville de résidence et de ses compagnons de route. L’évangéliste Matthieu nous fait vivre cela comme un lever de la lumière sur le monde, progressif, où rien n’est précipité. Il répond à la première lecture où Isaïe annonçait « sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre, une lumière a resplendi ».
Jean-Baptiste vient juste d’être arrêté et Jésus se retire d’abord à Nazareth où il se heurte à une résistance. Alors il part pour Capharnaüm.


Cela semble étrange comme choix car l’on attendait le salut venant de la Judée, pleine de zèle pour la Loi. La Galilée, où se trouve Capharnaüm, passait pour une région spirituellement obscure, à demi-païenne. Mais c’est justement sur ce
«Carrefour des païens » et non sur la ville sainte qu’est Jérusalem, que va se lever la lumière dans une grande allégresse.


Le choix de Jésus d’exercer son activité là, est comme une prédiction, car il rencontre juifs, païens et toutes les composantes religieuses et spirituelles de l’époque. Dès le départ, il nous introduit à l’universalité de la Bonne Nouvelle.


Et la lumière se lève, il ne s’agit plus d’une annonce, d’une possible éventualité, non, la lumière qui doit briller « sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort » éclaire le chemin découvert par Dieu et que chacun peut suivre : « Convertissez-vous car le Royaume des cieux est tout proche ». En Jésus, la réalité du Royaume est là et il commence à éclairer les hommes.


Mais Jésus, la lumière qui se lève, ne veut pas procéder seul ; tout homme, même l’homme-Dieu, est homme avec les autres. C’est pourquoi il se cherche aussitôt des aides, auxquels il promet de faire d’eux, simples pêcheurs, des disciples pour le Royaume : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes ». Et sans un regard en arrière, ils quittent tout et le suivent.


Cet empressement nous sidère toujours, de la part des apôtres, mais, comme pour nous, nous oublions que l’appel répond toujours à une demande essentielle : « que vais-je faire de ma vie ? ». Etant appelés, la certitude les envahit : le moment, l’heure est là où le doute disparait. Chacun d’entre nous, dans cet appel, sait que le Christ à un moment ou l’autre de sa vie l’attend et l’appellera pour la mission spécifique qu’il lui destine. Il faut s’y préparer ; les apôtres étaient prêts.


Et ils vont progressivement avec Jésus, apprendre et découvrir qui il est : la lumière qui éclaire et donne sens au monde. Ils vont laisser leur regard et leur intelligence de la foi s’habituer à la surabondance de vie et d’amour de Dieu, comme nos yeux ont besoin de s’habituer à une lumière trop violente. Alors au fil du temps du Dieu, ils seront capables d’être eux-mêmes le miroir qui reflète le Royaume et ils pourront à leur tour l’annoncer et le rendre présent à la suite du Maître.


Ils sont d’abord rendus contemplatifs pour pouvoir, ensuite, être envoyés et agir pour les fins que Jésus veut atteindre.


Suivons leur traces, laissons-nous faire, contemplons et agissons, sans regard en arrière, heureux d’offrir nos simples vies comme regards sur le Royaume.


Radio Vatican.

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